Laissez couler de mes veines le sang noir
Ruisselant en mesure à ce temps qui m’échappe
Il n’est plus rien à faire déjà la mort me drape
D’un voile de silence à la lune du soir

Dites-lui simplement de garder quelques mots
De ces échanges entre nous qui m’ont fait tenir
Le reste de ces jours peuplés des souvenirs
Que je me suis construit seul au fil de mes maux

Et pardonnez de moi la dernière faiblesse
Qui m’a conduit ici en ce geste imbécile
Je ferme l’horizon d’un espoir inutile
Pour lequel j’ai tant cru jusqu’à faire promesse