Il n’est plus de tocsins aux clochers des églises
Déversant sur les villes leurs ondes sonores
L’ennemi est sournois la menace imprécise
Et tombent un peu partout les malades et les morts
Car de par son orgueil l’humanité s’enlise
En de tristes chemins qui vont à la dérive
Dans la boue des chagrins que matérialise
La Terre qui nous tue de façon curative

Et tombent les peuples sans couleurs ni frontières
Aucune convention de Genève ou d’ailleurs
Homme femme ou enfant qu’importe c’est la guerre
Le virus est l’arme et l’être humain la tumeur
Car nous parasitons la mère nourricière
Et nous mordons sa main qui n’a d’autre valeur
Que son équivalent d’unité monétaire
Le jaune est sa couleur et le sang son odeur

Dans ce capharnaüm au relent d’hécatombe
Se dressent démunis de piètres funambules
Dans leurs costumes usés ils vont creuser leurs tombes
Pour que d’autres survivent au cirque ridicule
Car ceux qui sont au front et qui bien souvent tombent
Sont ces petites gens que le pouvoir ignore
La masse laborieuse face aux costumes sombres
N’a pas de dividendes et paye le prix fort

À vous soldats des soins enfants du sacrifice
Quand se relèveront nos civilisations
Nous saurons regarder par delà la matrice
Et contempler les vrais héros de nos nations
Car tandis que nos mains le soir vous applaudissent
Nos yeux et nos oreilles ne sont pas confinés
Ceux qui hier encore vous couvrez de sévices
Devront assumer leurs responsabilités

Aux peuples survivants n’oubliez pas ces jours
Où la Dame nature à voulu se défendre
De ce que nous faisons du don de son amour
Que nous nous évertuons toujours à pourfendre
Car en ses lieux sauvages existeront toujours
D’autres fléaux que nous ne pouvons soupçonner
Vous avez le pouvoir de changer les discours
Et d’une urne à une autre les mentalités

Illustration: Syaibatulhambi

Illustration Syaibatulhamdi

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