Où vont les amours mortes emportées par les flots
Qui ruissellent en creusant de tristes caniveaux
Quand le cœur est noyé de peines et de chagrins
Que déversent les yeux quand plus rien ne retient

J’aimerai m’engloutir en ces eaux maladives
Et me laisser porter comme un bateau dérive
Aux courants meurtriers qui briseraient mon corps
Jusqu’à ce rejet oublié des sémaphores

J’imagine un estran boueux pour mon repos
Où croupiraient alors le reste de mes os
Ma vision vous effraie mais c’est mon quotidien
Au fond de son regard je ne vois pas le mien