Entre ces quatre murs fermés comme un tombeau
Je verse à l’agonie mes perles de chagrin
De ne pouvoir t’aider à porter ton fardeau
De faire de ma vie à la tienne un écrin

Le temps est imparfait et rien ne semble beau
Quand le soleil n’est pas éclairé par tes yeux
Les couleurs délavées étirées au pinceau
Ne trouvent plus d’éclats sans ton cœur amoureux

Vois-tu ma plume ici gratte le papier
Comme l’esquille à l’os elle sème ses lambeaux
Et tous mes vers s’adossent à ces tristes caillots

Je verse en inertie mes rimes estropiées
Ultime volonté comme un dernier cadeau
Mon coeur pour éclairer le tien comme un joyau