Il est des blessures qui n’ont pas de médaille
Et qui saignent toujours au plus profond de soi
Douloureuses fissures aux cœurs que l’on intaille
De ces chagrins d’amours en peines qui fossoient

Le meilleur à venir est un écho lointain
Perdu dans le tourment des sentiments brisés
Au pied d’un avenir sans autre lendemain
Que le poids d’un serment de ne pas succomber

Tout englué de boue il faut se relever
Trouver au fond de soi une braise un espoir
Un tison qui rougeoie au milieu de ce noir

Puis une fois debout la tête relevée
Forcer le premier pas sans regard en arrière
Marcher toujours tout droit jusqu’à en être fier

 

Je dédie ces vers à ceux qui étaient, et sont encore là.
Parce que les Amis pourront tout faire et tout dire,
mais ils ne peuvent avancer à notre place.

Crédit photo © Anton Luzhkovsky