Regarder dehors se poser la nuit
Dans un voile d’or le soleil s’enfuit
Tombe le silence au clair de la lune
Je pleure l’absence à l’eau de Neptune

De nouveaux sillons des perles de sel
Jusqu’à mon menton comme s’amoncellent
Les gouttes de pluies qui trop lourdes tombent
Seules et sans un bruit ainsi je succombe

Mêlant mon chagrin au sein du canal
Mes derniers quatrains aux amours létales
Je laisse couler l’eau dans mes poumons
Le temps de sombrer: je t’aime, pardon.

Crédit photo : © Niklas Hamann