D’un regard plongé en tes yeux émeraudes
Attirant l’envie du plaisir en maraude
Rongé de passion que l’absence taraude
J’attise alors le feu du désir qui rôde

Ma main tout en douceur sur ta joue colorée
Éveille de par ta peau le sens du touché
Et la chaleur renaît dans l’âtre oublié
Tes yeux brillent à nouveau d’un feu inavoué

Tes lèvres entrouvrent ta bouche divine
Ton souffle s’anime gonfle ta poitrine
Tu tressailles aux frissons en toi qui cheminent
Et te laisses aller en mes bras ma rouquine

Quelques baisers prudents enfiévrés mais timides
Des regards échangés apeurés et humides
Et la douce chaleur qui lentement nous guide
En confiance vers l’autre et vient combler le vide

Les peaux artificielles qui couvrent nos corps
Deviennent inutiles face à tant de confort
Et tout autour de nous nos habits tombent alors
Nos deux jardins secrets lentement se déclorent

De caresses en baisers de palpés en touchés
De mains aventureuses en lieux appropriés
De soupirs en murmures retournés renversés
Nos deux corps se mélangent en toute volupté

L’exquis ruisselet qui à mesure inonde
Tandis que descend ma langue vagabonde
M’invite à goûter cette gorge profonde
Qui s’ouvre à mesure que ton plaisir abonde

Voilà que de nouveau tout ton corps tressaille
Tes jambes se referment un instant en tenaille
Tout autour de mon cou avant que ne s’égaillent
Les flux de jouissances au fond des tes entrailles

Quand de nouveau reprend le feu de la passion
Le brasier la fournaise l’amour la passion
En quelques soubresauts et fortes crispations
Survient avec délices la pénétration

Voilà que tu ondules au rythme de tes reins
Soulevés de plaisir par mes longs va et vient
Que tes lèvres accompagnent avec autant d’entrain
Se contractent alors les muscles de ton écrin

L’énergie trop forte trop longtemps contenue
Gronde alors à mesure que nos corps évoluent
Et comme une griffure au moment convenu
Éclatent alors les cris de s’être appartenu

Crédit photo : © Stas_F