Je n’ai en ma maison que quelques fleurs du mal
Aux couleurs de passions aux parfums de scandales
Et si tu viens chez moi je remplirais ton verre
De l’absinthe qu’on boit le cœur à découvert
Nous n’aurons plus l’envie d’écouter les sermons
De ces gens trop polis trop gentils trop mignons
Qui musellent l’amour au nom de l’obédience
Que nous suivons toujours par trop d’obéissance
Mais quand rassasiés de cette découverte
Tu verras briller par la fenêtre ouverte
Un tout nouveau soleil un nouvel horizon
Que tes sens en éveil peupleront de frissons
Alors tu reviendras succomber au désir
Que tu retrouveras sans aucun déplaisir

Crédit photo : © StockSnap