Que fais-tu donc vautrée dans ce recoin humide
Puisque l’orage n’est plus et que le soleil brille
Allons lève-toi donc ne sois-pas là stupide
Toujours à pleurnicher pour deux ou trois vétilles

Un jour tu comprendras qu’il te faut plus d’entrain
Et plus de compassion à ces heures qui me tuent
Mes poings sont tes leçons je le fais pour ton bien
Et sans moi tu n’aurais rien d’autre que la rue

Tes études sont loins ton corps n’est plus tendu
Si quelqu’un veut de toi je veux être pendu
Crois-tu vraiment pouvoir un jour vivre sans moi

Tu n’es plus bonne à rien mais j’ai pitié de toi
Alors n’oublie jamais je suis la main tendu
Mais si tu me déçois elle est de celles qui tuent

Parce que chaque jour des femmes tombent sous les coups des violences conjugales
sans dire un mot, dans un silence cruel et dans le silence médiatique.
Ce poème éclaire leur triste réalité

Crédit photo : © Jean-Christophe Mojard – Lien vers : MeToo le livre