4 mai 2020.

Et ça ne me lâche pas. J’ai ce besoin irrepressible de marteler mon clavier. Est-ce pour couvrir leurs murmures incessants ? Est-ce pour simplement les laisser s’exprimer en moi, à travers moi et ne rien ressentir pendant ce temps ?

Ils sont plusieurs à vouloir vivre. Ils, ce sont Maria et Gaby, mais également Vénéïla, Krystal, Adaline, Mayra, Kajik, Glance, Denrock, Cid, Olaf, Loan… et tant d’autres qui fourmillent dans les méandres de ma cervelle. Ils font leur place et grandissent en se nourrissant d’elle.

Ai-je encore la main ? Ai-je encore le pouvoir de décision ? Je serais tenté de dire oui, puisque j’écris ces lignes au lieu d’écrire les leurs. Mais combien de temps encore.

5128 mots et le compteur continue de tourner comme celui d’un taxi dans un embouteillage. Il compte les mots que je suis en train d’écrire. Il faut que j’arrête. Mais pas tout de suite. Pas maintenant.

Je cède encore un peu. Juste quelques mots. Juste quelques lignes.