L’eau était exquise en température. Actionnant les remous, le bassin les emporta tous les deux au milieu d’une dizaine de bras qui venaient masser chaque centimètres carrés de leur peau. Ils rayonnaient ensemble au milieu de l’eau. Ne tenant plus, Gaby attrapa Maria par les reins afin de la ramener vers lui. Sans mot dire, il s’empara de ses lèvres et les embrassa par petites touches avant de pénétrer plus profondément dans sa bouche mêlant sa langue à la sienne. Puis, d’un geste ample, il la souleva en douceur pour la reposer délicatement, les fesses sur la margelle. Maria ouvrit ses cuisses et enserra la tête de Gaby l’amenant vers sa toison finement ouvragée.

Elle se renversa en posant son dos sur le matelas jouxtant le bassin, offrant toute son intimité à cette bouche qu’elle rêvait de voir se coller à sa vulve. Mais il y allait en douceur, comme toujours, attisant les braises pour nourrir le feu qui embrasserait bientôt ses entrailles. Il embrassait l’intérieur de ses cuisses, venait titiller la bordure de ses petites lèvres, les attrapant avec sa bouche, il les tirait doucement pour les décoller d’une nouvelle humidité qui naissait, une eau bien différente de celle dans laquelle elles baignaient l’instant précédent.

Maria suintait sa satisfaction du plaisir à venir. Sous le capuchon son clitoris manifestait son envie d’être saisi lui aussi. Gaby ne le fit pas tout de suite non plus. De la pointe de sa langue il le lapait par petites touches, tournait autour, jouait avec lui. Du pouce l’amant terrible allait et venait entre la vulve et l’anus entraînant des contractions entre les deux ouvertures qui tremblaient d’excitation. Maria se cambrait, offrant sa menue poitrine au soleil. Ses mamelons dressés manifestaient à leur tour leur besoin d’être attrapés, titillés, mordillés, sucés. Deux friandises gorgées de sucre attendant la bouche, la langue et les dents de Gaby. Mais pour l’heure ils allaient encore patienter un peu, voire passer leur tour, car il était occupé avec soin et méthode à d’autres zones érogènes.

De l’index il venait dilater peu à peu l’anus de Maria tandis que du pouce il caressait l’entrée de son vagin. Sa langue allait et venait, happant le miel qui s’échappait, venait lisser la paroi interne des petites lèvres, remontait le long du sillon et cernait le clitoris en feu avant de l’absorber en entier dans sa chaude humidité buccale. Maria répondait à chaque sollicitation par de brefs gémissements qui entrecoupaient son souffle devenu anarchique. Elle se contractait en mesure aux vagues de plaisir qui déferlaient en elle. Tantôt cambrée, tantôt repliée, elle se tordait, faisait osciller son bassin pour inciter plus avant la pénétration des doigts de Gaby. Elle poussa un râle de satisfaction lorsque l’index entra en elle. Relevant son pouce il vient en même temps éprouver la jonction entre le clitoris et le vagin. Le point G. L’électricité déferlant en trombe Maria poussa un nouveau cri plus perçant tout en resserrant ses cuisses. Elle venait.

Gaby continua les mouvements de ses doigts de façon plus appuyée, plus intense. De sa langue il explorait les lèvres, buvait, léchait, gobait le bouton floral qui déchargeait des ondes dans tous les muscles vaginaux. Un troisième cri retentit lorsqu’il vînt plaquer sa main libre sur le flanc droit de Maria. Il maintenait la pression montante de l’orgasme qui enflait. Effleurant son corps il remontait vers le sein droit qu’il saisi d’un coup, l’enfermant dans sa paume tandis que du pouce et du majeur il capturait le mamelon et de l’index venait tournoyer dessus. Maria se contracta de tous ses muscles. Elle se repliait complètement sur elle même bandant chacune de ses fibres musculaires.

Elle contenait au maximum son quatrième cri, écrasant Gaby entre ses cuisses, coinçant son index dans sa cavité anale, son pouce en son vagin, sa langue entre ses lèvres. Son fourbe d’homme trouvait le moyen de titiller encore son clitoris avec le bout de son nez et pétrissait son sein tout en étirant le mamelon dur comme du bois d’ébène. C’est alors qu’elle explosa avant d’entrer dans une véritable éruption de plaisir. Sa jouissance s’échappa avec violence et courrait avec furie dans tout son corps, ruisselant sur le visage de Gaby, perlant de sa poitrine tendue. Ses veines gorgées par l’orgasme qui fusait en elle saillaient de toute part. Son corps n’était plus que spasmes incontrôlables qui la propulsaient au delà de la mer Egée, au delà de la Grèce et du mont Olympe. Elle était la déesse de Gaby, elle était son Aphrodite. Et son corps et son esprit n’étaient plus qu’extase et volupté.

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