La vie m’a appris qu’il est parfois nécessaire de prendre le temps de faire les choses. J’ai appliqué ce principe pour Homo Pacificus, que j’ai manqué de laisser aller dans les limbes numériques. J’aurais commis une grave erreur.

L’embrasement planétaire n’a pas eu lieu malgré la terrible et soudaine guerre thermonucléaire qui a ravagé une grande partie de l’Asie.
L’Humanité se trouve dans une impasse. Son taux de natalité, tombé à zéro, et des fanatiques, convaincus de l’arrivée imminente du jugement dernier, vont confronter l’Homme à ses démons.
Mais un premier contact extra-terrestre va remettre en cause le peu de certitude qu’il restait sur cette planète. Amis? Ennemis? L’avenir devient plus que jamais incertain pour les habitants de la Terre.

L’échauffement

Crédit Couverture : Tiphs, 2017

L’introduction de l’œuvre de Sam Kolchak a donc manqué de me perdre. Un peu longue dans sa narration quant à l’attaque orchestrée au sein d’un grand laboratoire, l’histoire nous perd un peu. On sent arriver le banal, le énième truc échappé d’un labo. Et j’ai hésité.

Ce qui m’a retenu, le titre de l’œuvre, le nom de l’auteur me faisant penser au «Night Stalker» et puis cette satané intuition qu’il me fallait poursuivre.

Montée en puissance

Grand bien m’a fait. Dès le passage de l’attaque du laboratoire passée, l’écriture prend son envol, l’histoire aussi. Fini l’échauffement et le rodage, Sam Kolchak nous embarque à pleine vitesse dans son intrigue et nous dupe admirablement.

Les pages défilent avec une belle plume et l’auteur nous laisse de profonds messages sur notre humanité, la façon dont nous la concevons, la vivons et la détruisons. Un voyage introspectif et culturel autour de notre globe cérébral et terrestre.

Vitesse de croisière

Finalement après avoir terminé le livre Homo Pacificus je me rends compte que j’en ai oublié la lenteur du début. Sam Kolchak m’a surpris, m’a dupé sur l’histoire et si je suis satisfait de son épilogue je regrette uniquement de ne pas en avoir eu plus !

Une fois atteinte, le livre a gardé sa vitesse de croisière jusqu’à sa conclusion. Une vitesse honorable certes, c’est là que le manque se fait sentir. Un manque de savoir sur les voyageurs, sur certains passages qui auraient mérités d’être étoffés.

Une bonne histoire de SF, par un bon auteur

En conclusion, si je sentais les maigres étoiles des premières pages, Sam Kolchak s’est bien rattrapé jusqu’à me berner sur la réelle finalité de l’histoire. Il y a donc de fortes chances pour que je programme mon navigateur SF vers un futur horizon de cet auteur.

Note : 4 sur 5.