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Pour des jours meilleurs 
Matt Dejouy
By JCM Posted in Livres, Thriller on juin 4, 2020 One Comment 5 min read
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Pour des jours meilleurs

Un des livres qui m’a le plus marqué est celui de Stéphane King : Cujo. Je me suis toujours demandé comment ce mec avait fait pour écrire un pavé avec juste l’histoire d’une femme et d’un gosse coincés dans une bagnole, sous un soleil mordant, face un chien enragé. Et il faut bien l’avouer quand j’ai fini ce bouquin, j’ai réellement pris ma première claque. Il l’avait fait le bougre de King…

Avec « Pour des jours meilleurs » de Matt Dejouy, je viens d’en prendre une deuxième…

La quatrième

Décembre 2014 – New York City. Joshua Alkins est sauvé du suicide par l’intervention d’un homme mystérieux.

Août 2016 – Orlando, Floride. Joshua a remonté la pente. À la tête d’une entreprise florissante d’architecture d’intérieur, il se fait engager par un homme dont il ne connait que le nom: Sawdust. Drogué, amené dans la jungle par deux individus louches, il est chargé de trouver et de décorer une villa qui servira à la mise en œuvre de leurs plans : une réunion des plus hautes sommités de la pègre, qui doit avoir lieu dans vingt-et-un jours, et pas un de plus.

Étroitement surveillé par les deux acolytes de Sawdust, Theodore et David, Joshua devra travailler sous la triple pression du temps, de la promiscuité et de la survie. Car le patron de Sawdust, baron de la mafia floridienne, se pose des questions, beaucoup de questions. Sawdust essaierait-il de le trahir ?

Quand les difficultés du présent font resurgir les douleurs du passé, on s’ouvre parfois à d’étranges personnes…

C’est donc sur la base d’un gars qui a trois semaines pour décorer une maison que Matt Dejouy a bâti son thriller. Il faut avouer qu’en matière de truc qui tient en haleine on est loin de se rendre compte tout de suite de là où on va aller. 

Et pourtant je l’ai prise la gifle ! Et j’en ai encore les marques sur la joue.

L’écriture

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, l’écriture est importante pour que je puisse rentrer dans un roman. Les fautes bien entendu, mais également les mots choisis sont tout autant que l’intrigue, les pierres angulaires qui me font emprunter le chemin de la lecture. Et rien que pour ça Matt Dejouy mérite tous les honneurs.

Ses mots sont succulents. Non seulement ils sont distillés avec un soin particulier pour s’accorder à ce qu’ils disent, mais en plus ils sont parfaitement adaptés à leur environnement. J’ai rarement lu des oeuvres en auto-édition aussi bien nourries en matière d’écriture.

Une intrigue autour des personnages

Me voilà donc rentré dans le roman en lui-même avec un handicap pour l’auteur : l’idée de me retrouver coincé dans une bagnole, en plein cagnard, face à un chien enragé… J’ai dans ma jeunesse fait construire une grande maison. Et hormis la joie personnelle d’être allé au bout je ne voyais pas vraiment comme Matt allait me faire rêver pendant ces 380 pages…

Et bien il y est arrivé ! Car comme je vous l’ai dis, l’écriture est quasiment parfaite. Et les acteurs de son roman nous tiennent rapidement à cœur. On mélange une intrigue à la Stephen King avec la saveur des personnages de Quentin Tarantino dans « Réservoir Dogs ». Ils ont de la personnalité, ils sont attachants et ce jusqu’à la voiture Robbie qui s’habille en Christine de S. King.

Coup de cœur 2020 

Je ne vais pas tourner autour du pot, Matt Dejouy signe ici un roman qui mérite sa place dans ma bibliothèque. J’achète souvent en format pour ma liseuse, question de place et parce que le coût est moindre quand on cherche dans l’auto-édition.

Mais lorsque je trouve une pépite j’ai besoin de posséder l’objet, de sentir le livre et les pages. Et là c’est sans hésitation que je vais acheter la version papier après les quelques corrections que j’ai suggéré à l’auteur, notamment la « gâchette » pour celles et ceux qui connaissent bien les armes et se sont écorchés dessus.

Matt Dejouy entre donc ici en récoltant mon premier coup de cœur de l’année 2020 ! Et je compte bien m’occuper de ses autres livres sans aucune appréhension, car à lire « Pour des jours meilleurs » j’ai découvert un auteur brillant, à la plume soignée, qui ne sera pas « comparé à » désormais, mais qui servira de mètre étalon pour comparer les autres !

chronique thriller


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