Mon père ce héros au sourire si doux
Qui tant de fois m’a fait sauter sur ses genoux
D’un revers de la main a balayé ma vie
Pour caresser les fruits de tous les interdits

Ne trouvant en ses brus plus assez de fraicheur
Ou trop de résistance en ses viles ardeurs
Il a plongé ses mains en ce jardin secret
Méprisant la morale et souillant le sacré

À bas les apparats et tous les beaux discours
Le loup était déjà dans notre basse-cour
Et quand tombe le masque, il est déjà trop tard
Notre jardin d’Eden n’est plus qu’un solfatare

À Toi ma fille.
À notre combat, toi, ta maman et moi.

© LysogSalt, Pixabay