Les cheveux d’ange au vent lentement se déchirent
En tristes filaments que le néant aspire
Le soleil se replie sous les arbres penchés
Seuls quelques clapotis viennent alors murmurer

Sur le banc face à l’eau de l’Adour indolent
Se mêlent les sanglots de ce cœur défaillant
Et la nuit doucement enferme dans ses bras
L’amour les sentiments où la raison se noie

C’est le moment choisi quand la fraîcheur s’en mêle
Pour avancer encore mais une ultime fois
Un tout dernier effort un tout dernier combat

Sous la lune qui luit se referme la stèle
De ce tombeau liquide sur mon dernier sommeil
C’est là que je réside où mon corps se délaye

© Dimitri Tyan