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À feu et à sang 
Les Chroniques d’OlendraAuteur : Matt Dejouy
By JCM Posted in Fantasy, Livres on novembre 16, 2020 0 Comments 5 min read
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À feu et à sang

Du temps et du répit, c’est tout ce qu’il me fallait pour retrouver avec plaisir les mots de Matt Dejouy. J’ai enfin obtenu les deux ingrédients nécessaires à ma lecture et me suis donc laissé aller au fil de ses pages, mais dans un tout autre registre que celui de « Pour des jours meilleurs » qui m’avait particulièrement emballé.

Résumé

Je suis donc entré avec mon engouement certain pour la fantasy dans les Terres d’Olendra afin de me laisser envoûter par ses chroniques en ouvrant « À feu et à sang », le premier tome de la série.

Ashkjell est un héros de guerre. Acclamé par l’Impératrice en personne, il doit retourner à la capitale pour y recevoir les honneurs et les récompenses dus à ses exploits. Loin d’être enchanté par le destin qu’on lui promet, Ashkjell se perd en questionnements. A-t-il bien fait de prendre part à cette guerre ? N’a-t-il pas trahi sa nation, l’Engelberg, sur laquelle marche actuellement l’armée impériale ? N’a-t-il pas abandonné ses amis à une mort certaine, notamment Adam dont il n’est pas parvenu à retrouver le corps ?

Espen, de son côté, erre. Jeune prodige de la mécanique, il a perdu son maître et en cherche un nouveau. Mais en Engelberg, personne ne semble pouvoir lui apprendre quoi que ce soit. Trouvera-t-il mieux dans le pays voisin, l’obscur Nheim qu’on dit peuplé de sorciers et d’horribles créatures ? Ou ne se jette-t-il que dans une mort lente et pénible ?

L’écriture

J’ai retrouvé la qualité de l’écriture de Matt, riche de tournures de phrases assaisonnées avec la justesse d’un vocabulaire maîtrisé. Autre avantage certain, c’est que la natation reste délicatement lisible et compréhensible, même pour les profanes. Ainsi, le lecteur n’aura pas à tenir son livre d’une main et son dictionnaire de l’autre, même s’il en sortira indéniablement riche de nouveaux mots.

Pour celles et ceux qui lisent, mais manient également la plume avec l’envie de progresser, lire Matt Dejouy c’est l’assurance d’apprendre à rédiger soi-même ses réçits avec toutes les convenances que la profession impose.

Les Chroniques d’Olendra 

La difficulté lorsque l’on entre en de nouvelles terres de fantasy et de s’approprier le monde afin de profiter avec délectation des histoires qu’il recèle, de préférence au coin d’un feu avec ses comparses d’aventure. La tâche est inévitablement ardue, autant pour l’auteur que pour le lecteur, car le risque de se perdre est aussi vaste et étendu que les plaines qu’il va falloir arpenter avant de trouver des paysages riches et variés.

Force est de constater que « À feu et à sang » ne déroge pas à la règle et il va falloir un temps d’adaptation pour vraiment se sentir chez soi, il faut le reconnaître. Mais la patience apportera son lot de récompenses.

Le monde d’Olendra est riche et en pleine expansion. On sent d’ailleurs que diverses histoires sont imbriquées dans le récit final puis cousues ensemble pour donner la peau du roman. Les personnages sont profondément réfléchis et composés par Matt Dejouy. On ressent des inspirations d’autres univers de la fantasy, mais également des crédibilités plus réelle très probablement issues de sa propre existence.

Ashkjell, Espen, mais également Bruissande, Hjördis et Frayr ont en commun plus qu’une présence en tant que personnages, ils sont d’une importance cruciale, même si certains sont davantage mis en avant par rapport aux autres. Ils ont chacun une essence particulière qui se dégage de l’écriture et on sent bien qu’ils existaient avant que le roman ne prenne sa propre existence. Et chacun d’eux transporte avec lui son propre thème.

Verdict

Il va falloir un peu de temps avant de se laisser immergé par le roman « À feu et à sang », mais le jeu en vaut la chandelle. J’ai laissé des auteurs reconnus de côté, chose assez rare pour moi tant je peux terminer un livre simplement tenu par la frustration de ne pas l’avoir lu jusqu’au bout. J’ai donc passé les premiers chapitres un peu longs pour accéder enfin à la moelle de ce roman et force est de constater que les pages se sont mises à tourner avec l’efficacité d’un éventail par une chaude nuit d’été.

En conséquence, ce premier roman qui ouvre Les Chroniques d’Olendra a marqué son premier essai avec « À feu et à sang ». La transformation reste à suivre avec le tome deux déjà disponible « Les enfants de la Terre ».

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