Je m’en vais

Sous la lumière blafarde d'une morne luneOù dansent aveuglément dans les rayons d'argentDe piètres somnambules qui vont virevoltantEn s’offrant en pâture à des chasseurs nocturnes Face au reflet tronqué flottant à la dériveDe l'astre abandonné pour lequel je respireJ'avance lentement à ma bouche un sourireA mesure que s'élève au loin l'autre rive Je vais mourir…

Je t’aime, pardon

Regarder dehors se poser la nuitDans un voile d’or le soleil s’enfuitTombe le silence au clair de la luneJe pleure l’absence à l’eau de Neptune De nouveaux sillons des perles de selJusqu’à mon menton comme s’amoncellentLes gouttes de pluies qui trop lourdes tombentSeules et sans un bruit ainsi je succombe Mêlant mon chagrin au sein…